Société
Sanction légale ou mauvais traitement au LDD?
Une vue des élèves du LDD avec une chaussure en moins, et en plein milieu des détritus. © F-H.
La punition ou le châtiment corporel, sont des mesures coercitives qui ont toujours été mêlées aux enseignements dans les milieux scolaires du primaire et du secondaire. Si parfois elles étaient les bienvenus en ce sens qu’elles avaient le mérite de remettre l’élève indélicat ou perturbateur sur le droit chemin, il s’avère qu’aujourd’hui qu’elles ne fassent plus l’unanimité car prohibées et surtout condamnées par la loi. Nous aurons à nous intéresser sur une pratique peu conventionnelle, observée dans un lycée gabonais de la place.
Pour ceux-là qui ont eu à l’observer durant ces dernières années, le milieu scolaire gabonais se caractérise autant par une forte montée de l’insécurité que par les nombreux scandales qui ont eu à défrayer la chronique. Parmi ceux-ci, il y a l’histoire du jour. Cette histoire se déroule au Lycée Djoué Dabany (LDD), un établissement situé dans le 6ème arrondissement de la commune de Libreville.
En effet, dans ce lycée les punitions peuvent prendre des tournures assez bizarres, il faut le dire. Sous la forme d’une punition, les surveillants de cet établissement d’enseignement secondaire ont eu à demander aux élèves de retirer un pied de leurs souliers pour aller travailler (sans paire de gants), dans une mini décharge jouxtant la barrière de l’établissement (Voir images en titre plus haut).
Face à cette pratique aussi étonnante que désolante, nous sommes quand-même en droit de nous demander pourquoi sous le prétexte d’une punition disciplinaire, on peut ordonner à des enfants d’aller déblayer les ordures d’une poubelle où l’on retrouve toute sorte d’ordures allant des débris de vers, pointes rouillées, aux seringues usées.
Quel est le but ou la morale que l’on cherche à dégager derrière cette punition d’un autre genre, quand on sait par exemple que dans le groupe d’enfants, il y a des asthmatiques ? Nous avons tenté d’interpeller les principaux responsables dudit établissement afin d’y voir un peu plus claire, mais jusqu'à lors cette demande reste sans suite. Quoi qu’il en soit et quelle que soit la gravité des fautes commises par ces élèves, il est claire qu’ils ne méritent pas pareil traitement.
Mécontents et lassés de cette pratique peu commune, les parents d’élèves montent au créneau et la condamnent fermement : « trop c’est trop, nous parents d’élèves ne refusons pas la sanction dans le fond mais la forme nous dérange fortement, car nous refusons la maltraitance en milieu scolaire organisée par des surveillants, eux aussi pères de famille ».
Le Patriote
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